PATIENCE ET PERSÉVÉRANCE EN CONSERVATION : Récit des étapes préalables à la numérisation de la collection d’archives de Samuel Guichenon- Épisode 3
Voyage au cœur de la matière
Dans ce dernier épisode relatant l’opération de conservation-restauration de la collection d’archives de Samuel Guichenon, nous allons être plus technique (épisode 1 et épisode 2). Dans cet article, vous allez découvrir le détail des opérations pour vous permettre de comprendre la méthodologie appliquée et les enjeux des interventions menées directement sur les documents.

Le démontage : une décision qui s’impose
La décision prise a donc été de démonter l’ensemble des recueils, stabiliser les documents dégradés par les encres et procéder à la mise à plat des pièces déformées. Au regard des risques qu’impliquaient les interventions, il a été décidé de ne pas effectuer le retrait des anciens renforts. La stabilisation des éléments sigillographiques et des décors peints a été écartée au profit d’une approche préventive par la mise en boîte de la collection. L’ensemble des traitements devait être réalisé entre décembre 2020 et juillet 2021, soit dans un délai de sept mois.
Pour la dépose des reliures, trois approches ont été distinguées : celle pour les reliures « modernes », celle pour les reliures « anciennes » et celle particulière du tome 21.

Le protocole pour les reliures « modernes »
Pour les pièces d’archives cousues aux onglets, le fil a simplement été coupé. Pour celles collées aux onglets, la dépose s’est faite en découpant les onglets au scalpel.
Dans le cas de tracés manuscrits présents sous les onglets au recto ou au verso, ces derniers ont simplement été coupés à ras, pour ne pas apporter d’eau. L’épaisseur du papier de l’onglet a été amincie mécaniquement jusqu’à arriver au plus près de la couche d’adhésif, révélant ainsi le tracé, et donc le texte.


Démontage en cours
Dans les autres cas, le retrait des onglets a été réalisé. Bien que tous les documents ne soient pas traités de la même manière, il a été nécessaire d’alléger les tensions sur un maximum de documents.
Ce retrait a été réalisé à l’aide de bandes de gels rigides aqueux (gomme gellane à 4% préparée dans l’eau déminéralisée). Le temps de pose prévu par les tests préalables est de 10 à 15 minutes. D’un recueil à l’autre, il a été constaté une réactivité variée de l’adhésif en présence d’eau, probablement en raison de mélanges d’adhésifs. Le temps de pose a donc été adapté.



Traitement en cours pour faciliter le retrait des onglets
Pour les onglets des documents doublés au Cerex®(film polyamide en nylon), comme pour ceux en parchemin, des adhésifs différents ont été employés. Les tests préalables ont montré l’efficacité de l’acétone pour leur retrait. L’usage de mini-chambres à solvant a permis d’apporter des vapeurs d’acétone localement : après exposition de la zone de collage pendant 10 minutes, le papier de l’onglet et la couche adhésive sont retirés mécaniquement à l’aide d’une spatule. Ces mini-chambres sont réalisées à partir de plâtre coulé dans des pots en verre. Sec, le plâtre est imbibé de solvant puis le pot est retourné sur la zone à traiter. (Van Velzen B., Looiersstraat O., 2013, p. 36-37)

Le protocole pour les reliures anciennes
En mauvais état, ces reliures s’altéraient à chaque manipulation. Elles ne remplissaient plus leur fonction de protection des documents. Le texte situé dans les fonds de cahier n’était pas toujours accessible, et certains documents pliés n’étaient pas manipulables.
Afin de limiter la perte d’information causée par la dépose des reliures, les défets sont conservés, y compris les sables de séchage retrouvés dans les fonds de cahiers. Ils sont accompagnés par des relevés de couture détaillés et la documentation photographique.

Le cas du volume 21
Afin de garder un témoin de la forme la plus ancienne des recueils, qui marque probablement le passage de la collection Guichenon chez Laurent Pianello de La Valette, la reliure du tome 21 n’a pas été déposé. En effet, pour les recueils anciens, seul le tome 21 a été identifié grâce à l’étude préalable comme étant dans un état de conservation compatible avec l’idée de conserver un témoin intact de cette forme ancienne de reliure plein parchemin.

La consolidation page à page
Les protocoles définis, le traitement de l’ensemble des pièces d’archives a pu commencer.
Pour consolider les déchirures et les perforations causées par les encres métallo-galliques, la pose localisée de papiers préencollés a été retenue. Cette technique permet en effet d’apporter un minimum de solvant et d’adhésif, dans le but de limiter la migration des ions fer ou d’acide 1 (Jacobi E., 2011, p. 25‐34 ; Pataki-Hundt A., p. 51-69).

Étape 1 : l’encre traverse le papier et le tracé apparait sur l’autre face.
Étape 2 : diffusion dans le papier donnant l’impression d’une tache qui se diffuse.
Étape 3 : rupture des fibres du papier, apparition de « dentelles » de papier.

Dans les études scientifiques publiées, trois adhésifs sont couramment cités : la gélatine, le mélange colle d’amidon/méthylcellulose et l’hydroxypropyl cellulose (Klucel G®).
Pour donner une idée de la réflexion du restaurateur, on pourrait synthétiser les pour et les contre dans un tableau :

Les départager n’est pas aisé car chaque adhésif présente des avantages et inconvénients et des interrogations subsistent (de nombreuses études sont encore en cours). L’équipe en est consciente. Pour trancher, le choix s’est porté sur Klucel G® (HPC) préparée dans l’éthanol en raison de la grande flexibilité du film adhésif obtenu et pour éviter une réactivation à l’eau.
Un apport important de solvant au pinceau présentant un fort risque de migration des acides organiques, la réactivation par capillarité est préférée. L’utilisation de galettes de gel Nevek® (prêt à l’emploi), imprégné d’isopropanol, s’est révélée très efficace pour traiter la masse de documents.


L’isopropanol, moins volatil que l’éthanol, permet une réactivation plus aisée des papiers préencollés. (Kraus E., 2014, pp. 4-20). Le gel Nevek® est placé dans une boîte de Pétri refermable, pour limiter l’évaporation. Lors des manipulations, une protection personnelle renforcée (masque à solvant) est indispensable. Le gel est recouvert de deux disques de papier Bolloré® pour apporter le solvant par capillarité sans déposer de résidus de gels sur le papier préencollé.2
Le gel a l’avantage de pouvoir être « rechargé » avec du solvant, même mélangé à froid (selon la fiche technique), ce qui est appréciable tant économiquement qu’écologiquement. Au bout d’un certain nombre de recharges, le gel change de texture, et le solvant est diffusé plus massivement dans le papier à réactiver, il faut alors changer le gel.
La méthode traditionnelle, utilisant du Klucel G® appliqué sur un film PET (Mylar®) avant la pose d’un papier japonais en fibres de kozo, dans le cas de ce chantier, du fait de la grande quantité de papiers pré-encollés à préparer, a donné des résultats irréguliers jamais observé précédemment. Certains papiers ne se décollaient pas correctement ou l’adhésif restait fixé au support. Malgré de nombreux essais pour ajuster les paramètres de fabrication (nettoyage, concentration de l’adhésif, séchage, nombre d’encollages), aucune solution fiable n’a été trouvée.
L’équipe a finalement adopté l’utilisation de plaques en PET-G (Vivak®), qui ont permis un décollage simple et complet des papiers pré-encollés tout en offrant un support stable et réutilisable.
Les déchirures et lacunes sont consolidées au recto et au verso.


Ponctuellement, certains documents nécessitaient des remises à plat. Le choix est fait de réaliser une humidification lente et contrôlée au moyen d’une chambre en cèdre (entre 2 et 8 heures) pour que les documents, et surtout les médias, ne soient pas exposés à une humidité relative de plus de 80% (Rouchon V. Pellezzi E. et all, 2009). Les documents traités sont ensuite placés sous poids entre intissés et buvards.
Le conditionnement
Le conditionnement est un élément essentiel du projet et doit répondre à plusieurs exigences :
- La conservation du classement initial est le premier élément essentiel.
- Pour les documents comportant des sceaux en cire, des sceaux sous papier, des bulles en plomb ou des lacs textiles (sceaux lacunaires), des conditionnements spécifiques en plateau sont réalisés avec des cales de compensation et un couvercle afin de protéger ces éléments des risques mécaniques (écrasement, frottement, etc.) Les cales utilisées sont d’une épaisseur supérieure à celle du sceau. Les documents comportant des cachets en résine ne sont pas concernés par ce dispositif en raison de la meilleure résistance du matériau à ces facteurs de dégradation.


Montage des documents sur des plateaux pour assurer leur conservation et faciliter leur manipulation
- Les documents en feuilles sont mis dans des pochettes en papier neutre sans réserve alcaline avec ouverture en L. Jusqu’à cinq pièces d’archives sont placées par pochette. Sur chacune sont identifiés : le numéro du recueil, le numéro des pièces et la foliotation de ces dernières pour faciliter par la suite le contrôle au retour de consultation.
- Puis chaque recueil, entité physique et intellectuelle constituée par Guichenon, est placé en boîte. Les 35 volumes sont répartis en 19 boîtes de 47.6 x 36.5 cm et 16 boîtes de 37.5 x 26 cm, l’épaisseur s’adaptant à l’ensemble terminé et mis en pochette, complétées par deux boîtes sur mesure pour les documents restés reliés.



Mise en pochettes de la collection pour une conservation en boite
- Puis chaque recueil, entité physique et intellectuelle constituée par Guichenon, est placé en boîte. Les 35 volumes sont répartis en 19 boîtes de 47.6 x 36.5 cm et 16 boîtes de 37.5 x 26 cm, l’épaisseur s’adaptant à l’ensemble terminé et mis en pochette, complétées par deux boîtes sur mesure pour les documents restés reliés.

Dernier contrôle des boites par la conservatrice de l’UM avant leur expédition chez le prestataire de numérisation
- Enfin, l’ensemble des pièces mises en défets sont conservées dans des boîtes réalisées à l’atelier.
Ainsi préparé, l’ensemble de la collection est prêt pour être expédié chez le prestataire de numérisation.
L’externalisation d’une partie du processus est une première pour les équipes montpelliéraines. En effet, l’équipe de l’atelier de numérisation-photographie maîtrise l’ensemble de la chaîne de numérisation, de la préparation à la mise en ligne sur Foli@ depuis 2010. Travailler avec un prestataire est donc une nouvelle aventure qui s’ouvre à elle.
Si l’ensemble est aujourd’hui en feuilles et mis en pochettes, les pièces restent particulièrement fragiles pour cause de montages, pliages, assemblages anciens conservés ou encore par la présence des sceaux, cachets et bulles. La conservatrice, responsable scientifique de la collection pour l’université de Montpellier, a donc rédigé un cahier des charges et constitué un lot test avant la numérisation de l’ensemble par le prestataire retenu. Puis une nouvelle phase de travail interne a été nécessaire pour permettre la mise en ligne. (Cette phase fera l’objet d’un nouveau billet sur ce carnet).
Conclusions et remerciements
Ainsi, les traitements de conservation-restauration et la numérisation de cet ensemble permettent 4de mettre les projecteurs sur la collection de Samuel Guichenon, encore peu connue. Elle suscitera sans aucun doute l’intérêt des chercheurs sur la collection en elle-même comme sur la méthode de recherche des sources et de prélèvements du collectionneur du XVIIe siècle.
Il est rare de devoir traiter une aussi grande quantité dans un laps de temps aussi court avec une toute petite équipe. Les techniques mises en œuvre ont donc été à l’épreuve de la quantité des documents à stabiliser, avec en particulier l’usage des papiers préencollés, possible grâce à l’utilisation d’un gel chargé d’isopropanol pour leur réactivation. Cette méthode semble prometteuse : efficace et simple d’utilisation, tout en apportant peu de solvant aux documents. Il serait cependant nécessaire de mener une recherche sur son innocuité vis-à-vis des encres métallo-galliques, les alcools étant suspectés de faire migrer d’autres composés contenus dans les encres.
Ce projet d’envergure a été pris à bras le corps par toutes les équipes en charge des collections patrimoniales documentaires de Montpellier et au-delà, car ici n’est évoquée « que » l’étape de passage par l’atelier de conservation-restauration, avec ses contraintes temporelles, budgétaires et techniques.
Mais il convient de remercier chaleureusement de nombreux contributeurs :
- Florence Beaume, ancienne directrice des Archives départementales de l’Ain, et Véronique Toussaint, directrice-adjointe, pour leurs encouragements et leur investissement,
- M. Blanc (Comptoirs des plastiques de l’Ain), mécène qui a permis le financement de cette opération,
- Arnaud Dhermy, coordinateur scientifique pour Gallica et les équipes de la Bibliothèque nationale de France.
- Pour Montpellier : Hélène Lorblanchet, conservatrice générale des Bibliothèques, ancienne responsable du Service du patrimoine écrit et graphique de la Bibliothèque interuniversitaire aujourd’hui directrice du Service de coopération documentaire interuniversitaire de Montpellier, pour ses négociations, suivis et encouragements.
- A la Bibliothèque universitaire historique de Médecine : Pascaline Todeschini, conservatrice en chef, responsable de la collection des manuscrits de la BUHM, Elizabeth Denton, conservatrice en chef et responsable du Service des collections patrimoniales documentaire de l’Université de Montpellier, Florence Chaudoreille, Isabelle Oms, et Stéphane Hospital, bibliothécaires à l’Université de Montpellier.
- Au Service de coopération documentaire interuniversitaire : Lise Marandet, à l’atelier de conservation-restauration, Audrey Cogoluègnes et Benjamin Sandri, en charge de la numérisation des collections patrimoniales, Marie Nikichine, conservatrice en chef et responsable du Service informatique, David Nuvet pour la mise en ligne.
Toutes les équipes montpelliéraines se sont attachées à la réussite du projet et ce pendant une pandémie et une réorganisation administrative d’ampleur. Le quotidien fut parfois compliqué, mais le résultat n’en sera que plus satisfaisant.
Et « last but not least » des remerciements sincères et chaleureux à :
- Morgane Vaucher pour son dynamisme, son adaptation à notre atelier et sa bonne humeur quotidienne durant ses mois passés à Montpellier.
- Laury Grard, précise, efficace et rigoureuse, à qui nous devons la réussite du projet pour l’atelier de conservation-restauration du SCDI.
La collection de Samuel Guichenon est d’ores déjà visible sur Gallica et sur la bibliothèque patrimoniale numérique de Montpellier Foli@
Ces deux plateformes complémentaires permettront à cet ensemble patrimonial de trouver un nouveau rayonnement. Et par ces articles nous aspirons à mettre en évidence la complexité, souvent ignorée et pourtant bien réelle d’une telle opération.
Lien vers l’épisode 1
Lien vers l’épisode 2
Pour compléter, une bibliographie accompagne le projet :
Annales de la Société d’Emulation et d’Agriculture (Lettres, Sciences et Arts) de l’Ain, tome XXXII, Bourg, Imprimerie du « Courrier de l’Ain », 1899, [en ligne]. Disponible sur : <https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5429346b#> (consulté le 28/03/2023).
Beaux J., « Samuel Guichenon: sa vie, ses œuvres et sa correspondance inédite avec les savants de son temps ». Revue de la Société Littéraire, Historique et Archéologique du Département de l’Ain, 1872, p. 125-135, p. 157-168, p. 189-203, p. 237-245, p. 305-318, p. 368-378, p. 397-409, [en ligne]. Disponible sur : <https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4873255> (consulté le 28/03/2023).
Belhadj O., Phan Tan Luu C., Jacobi E., et al., « The Dutch Fe-migration Mending Test: exploring Further Areas of Use ». Journal of Paper Conservation, vol. 15, n°1, 2014, p. 9-15.
Denton E., Todeschini P., « La richesse du fonds patrimonial de la bibliothèque historique de Médecine », dans Palouzié H., Le 8e centenaire de l’université de médecine de Montpellier, DRAC Occitanie, 2021, 103 p., [en ligne]. Disponible sur : <https://www.calameo.com/read/005375114243b0c3dc77a> (consulté le 28/03/2023).
Denton E., Todeschini P., Des livres et des hommes, naissance de la Bibliothèque de l’École de médecine de Montpellier, Montpellier, Bibliothèque interuniversitaire de Montpellier, 2019, 54 p.
INRS, « Éthanol ». Fiche toxicologique, n° 48, novembre 2019, [en ligne]. Disponible sur : <https://www.inrs.fr/publications/bdd/fichetox/fiche.html?refINRS=FICHETOX_48§ion=VLEPMesurage> (consulté le 28/03/2023)
INRS, « Propan-2-ol ». Fiche toxicologique, n° 66, janvier 2021, [en ligne]. Disponible sur : <https://www.inrs.fr/publications/bdd/fichetox/fiche.html?refINRS=FICHETOX_66§ion=VLEPMesurage> (consulté le 28/03/2023)
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Kolbe G., « Gelatine in Historical Paper Production and as Inhibiting Agent for Iron‐Gall Ink Corrosion on Paper ». Restaurator, vol. 25, 2004, p. 26‐39.
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Van Velzen B., Looiersstraat O., « A simple solvent chamber ». Journal of paper conservation, vol. 14, n°4, 2013, p. 36-37.
- Dans le cas d’encre métallo-gallique, les restaurateurs peuvent également être amenée à mettre en œuvre des traitements à partir de bain de phytate de calcium. Compte tenu de l’hétérogénéité et des délais imposés, cette solution a volontairement été écartée ↩︎
- Pour les plus spécialistes, si la méthode a semblé probante et facile à mettre en œuvre, quelques réserves doivent être mentionnées. Dans la fiche technique du gel Nevek®, le fournisseur ne mentionne que l’isopropanol, mais le gel étant constitué d’agar-agar, il est probable qu’il soit formé avec de l’eau (Lee Scott C., 2012, p.71-83). Même si sa concentration a pu être réduite au minimum, son usage pour réactiver de la gélatine corrobore cette supposition (Rose-Beers K., 2019, p.331-352.). Le mélange eau-alcool peut favoriser la migration des ions fer (Rouchon V., 2009, 54, p.236 – 254), mais le test à la bathophénanthroline pré-encrée est invalidé en présence d’alcool (Belhadj O., 2014, p.9-15), nous ne pouvons donc pas tester la migration des ions fer. La balance bénéfice-risque a donc vraiment été prise en compte et nous avons estimé que cette technique est la plus adaptée à notre projet, en raison du faible apport de solvant. ↩︎
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OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Anne-Sophie Gagnal (22 septembre 2026). PATIENCE ET PERSÉVÉRANCE EN CONSERVATION : Récit des étapes préalables à la numérisation de la collection d’archives de Samuel Guichenon- Épisode 3. Ex Bibliotheca. Consulté le 9 octobre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/16tiy
